• La genèse d'une rivalité (2)

    La genèse d'une rivalité (2)


    wcxbhlssjfi2.jpg

    - On dirait que ma maman n’a pas encore fini au travail.
    - Elle a dû avoir bien plus de patients que prévu au cabinet.
    - Mouais … Elle préfère son travail de médecin que moi …
    - Jacques. Ce n'est pas parce que ta maman travaille dur qu'elle ne t'aime pas.
    - On se demande pourquoi elle travaille autant. Père peut l’entretenir. J’aurais préféré qu’elle reste avec moi.
    - Oui, mais ce n’est pas possible. Ta maman a un travail qu’elle aime beaucoup. Elle aide les gens.
    - Oui, mais toi tata Céleste, tu t’occupes bien de Meinhard.
    - C’était mon choix et les choses vont bientôt changer. Je vais ouvrir le magasin chéri.
    - Oui …
    - Allez, venez les garçons. Jouez un petit peu. Surtout toi Jacques. Ça t’évitera de broyer du noir.
    - Maman ! A bras !
    - Non Méni, tu marches. A l’école, la maîtresse ne te portera pas. Alors, fais un effort.

    yqww5di5avod.jpg

    - (chuchote) ahah, vous avez vu les copains. Il y a le benêt qui s’est décidé à sortir au parc.
    - (chuchote) en plus, il est trop étrange. Il apparaît et disparaît plus vite que son ombre. Vous croyez que c’est un magicien ?
    - (chuchote) tu as trop d’imagination Alma.
    - J’entends très bien vous savez … Faites comme si je n’étais pas là … Ce n’est pas comme si je n’avais pas l’habitude …
    - Des copains à Jacques ?
    - Non … Je n’ai pas de copains.
    - Pourquoi ?
    - Parce qu’ils sentent que je suis différend.
    - Pourquoi ?
    - Tu n’en as pas marre avec tes « pourquoi » ? Et qu’est-ce que tu as à me suivre tout le temps comme ça ?
    - Je peux jouer avec toi ?
    - Non …

    8moxknfd1ivt.jpg

    - Pourquoi Jacques veut pas jouer avec moi ?
    - Tu es bien trop petit, voilà pourquoi. Je n’ai pas envie de m’encombrer.
    - Jacques … Sois gentil et joue un peu avec lui. Tu serais peut-être surpris de voir que vous pourriez vous amuser ensemble.
    - Certainement pas ! Et ne me fais pas ces yeux-là toi ! Ton numéro de charme ne marchera pas !
    - (soupir) Dire que vos pères s’entendent si bien. Je suppose que ça ira mieux quand Méni aura grandi …
    - Certainement pas ! Je suis fils unique, ce n’est pas pour m’encombrer d’un pseudo cousin collant.
    - (soupir) Univers, si vous m’entendez. Faites que ça change.
    - Arrête de me fixer comme ça. Tu m’énerves ! C’est quoi ton problème ?

    mj3w6cw9867n.jpg

    - Oh, il y a une dame aux cheveux orange à côté de toi !
    - Et voilà qu’il me fait le coup des fantômes … Tu m’énerves à te moquer de moi.
    - (montre du doigt) Mais si, regarde là. Maman, pourquoi Jacques ne la voit pas ?
    - Méni, arrête … Tu parleras de ça quand on sera entre-nous à la maison.
    - D’accord … Elle est triste la madame. Je peux lui demander pourquoi ?
    - Tu arrêtes avec ça tu veux ? Je te jure que si tu n’arrêtes pas je … tu … Mais pourquoi je n’ai pas le même pouvoir que mon père, c’est injuste !

    kktlyv0yc44i.jpg

    - Hou, Jacques utilises les pouvoirs à l’école. Pas bien. C’est non que papa et maman ont dit.
    - De quoi je me mêle ! Si j’ai envie de disparaître pour avoir la paix, je fais encore bien ce que je veux.
    - Jacques … Vous utilisez vos tours à l’école ? Nous allons avoir une petite discussion tous les deux.
    - Oh non … mère …
    - Hou, Jacques va être puni.
    - Toi …
    - Jacques … Soyez poli avec le petit Meinhard s’il vous plaît.
    - J’ai envie soudainement de disparaître.
    - Je vous le déconseille … Et votre politesse monsieur Beaumont ?
    - Bonjour Mère …
    - Ohlala, ta maman, pas contente.
    - (chuchote) je vais le tuer lui un jour, je le jure. Je m’entraînerai très fort, je changerai de pouvoir et je deviendrai un grand télékinésiste comme père. Tu vas voir !

    ixqy7e1vqiel.jpg

    - Enfin, Jacques, votre père n’est pas là. Vous pouvez m’appeler maman. Combien de fois dois-je vous le dire ?
    - Il faudrait savoir. Quand père est là, vous me disputez parce que je suis familier. Quand il n’est pas là, vous me disputez parce que je suis distant. Je ne fais jamais rien de bien apparemment …
    - Je n’ai pas dit ça. N’interprétez pas. Faites-moi plaisir et jouez un peu ensemble.
    - Non ! Je ne l’aime pas ! C’est clair dit comme ça ?
    - Enfin Jacques …
    - Il me prend mon père !
    - (soupir)
    - En plus, il n’arrête pas de se moquer de moi !
    - Il est petit. Ce n’est pas méchant de sa part.

    4jjjnbpdk799.jpg

    - Je lui dis depuis tout à l’heure, mais ton fils ne veut rien entendre Agathe. Monsieur fait sa mauvaise tête aujourd’hui.
    - Certainement pas !
    - Faites attention. On dirait bien que votre garçon grandit trop vite et souhaite s’émanciper avant l’âge.
    - Jacques rigolo quand il fait la tête !
    - Je ne fais pas la tête !

    pdd4c0xewkgj.jpg

    - Ce que j’aimerais, c’est que vous soyez gentil avec Meinhard. Il est petit et il y a encore des choses qu’il ne comprend pas. Ce serait tellement bien si vous aviez la même relation que vos pères.
    - Vous pouvez toujours courir !
    - Jacques …
    - Je vais jouer ! J’aurai la paix au moins un peu !
    - (soupir) effectivement, mon fils a l’air bien remonté.
    - Oui … Lucien a eu le malheur de le comparer à Méni et depuis, il a pris le petit en grippe.
    - (soupir) pas un pour rattraper l’autre … Où est Lucien d’ailleurs ?
    - En pleine partie d’échecs avec Cornélius.
    - On va les laisser entre hommes.
    - Je me demande parfois s’ils ne seraient pas mis en couple si on n’avait pas été là, tellement ils sont fusionnels ces deux-là.
    - Très spirituel Céleste … J’ai une image en tête maintenant. Je vais en rire durant des jours.
    - Oh, tu me connais. J’aime bien blaguer. Viens, on va s’installer là-bas pour les surveiller pendant qu’ils jouent.

    2p40kziyagul.jpg

    - Lucien … Tu veux bien arrêter de déplacer tes pions avec ton esprit ?
    - Et encore quoi. Je peux faire tout bouger sans lever le petit doigt depuis la maternelle. Tu crois que je vais m’en priver ?
    - Quelqu’un va finir par te surprendre à faire ça un jour.
    - Aucun risque. Je fais toujours attention. Ce qui n’est pas ton cas avec ta langue bien pendue.
    - Ah mais moi, je le fais exprès. Ça me fait marrer de lâcher des trucs et puis de faire l’innocent. Là, ce qui me fait marrer, c’est que tu t’obstines à vouloir me battre aux échecs alors que tu devrais savoir que je suis un maître des pions.
    - Un jour, j’y arriverai.
    - J’adore ta détermination. Allez, bouge-moi ce pion-là.
    - Et encore quoi ? Fais-le toi-même.
    - Allez Lulu. Tu pourrais m’en bouger avec ton esprit de temps à autre.

    uc6rfysi7tb1.jpg

    - Tu as l’air soucieux Lulu.
    - ça se voit tant que ça à ma tête ou tu as eu des infos ?
    - Les deux à vrai dire. Mais même sans être médium, ça se voit.
    - Oh … C’est ce qu’a dit Jacques sur Agathe et moi.
    - Ah … Tu sais, Agathe est une femme bien.
    - Je le sais bien, mais … nous sommes trop différents. Je n’arrive pas à …
    - Vas-y, tu peux parler sans crainte. Ta femme est occupée à parler avec la mienne.
    - Je n’arrive pas à l’aimer. Je la respecte, mais ça s’arrête là. Fichu mariage arrangé … Quelle idée ont eu les éveillés et vampires de l’époque d’accepter ça dans le traité de paix.
    - Je suppose que l’ordre veut limiter les éveillés. Imagine si chaque éveillé faisait un enfant à chaque fois avec un non-éveillé. On aurait plus que ça dans le monde. Avoir un pouvoir deviendrait la norme et ça risquerait d’être un sacré foutoir. Surtout si on n’a que des Lulu Beaumont.
    - Moque-toi. De toute façon, si ça n’avait tenu qu’à moi … je n’aurais pas eu d’enfant, vu la femme dont je suis amoureux. C'est elle que je veux et pas une autre.

    h4yjw7qzjzhg.jpg

    - Lulu … A un moment donné, ce serait bien que tu lâches prise.
    - Je ne peux pas. Elizabeth est tellement belle. Avec ses yeux violets perçants et mystérieux.
    - Lulu … Elle ne t’aime pas du tout. Tu es au courant au moins ?
    - Oui … mais je n’arrive pas à me la sortir de l’esprit.
    - C’est une habitude chez vous les Beaumont d’aimer les vampires. Pauvre Lilith … Comme je la plains …
    - Normal que tous les Beaumont la courtisent. Belle comme elle est.
    - Je parie que s’il y avait une autre vampire dans le coin, tu tenterais de la séduire aussi. Ce n’est pas Lilith qui t’intéresse, mais le danger qu’elle représente.

    9t2oz0ifpyj0.jpg

    - Je sais ce que je ressens Cornélius ! Je l’aime !
    - Comme tu veux … Continue à t’entêter et à ne pas voir la femme qui est à tes côtés. Le jour où tu ouvriras les yeux, il sera certainement trop tard.
    - Facile à dire pour toi. Tu as vu ta femme à côté de la mienne ?
    - Agathe n’est pas si mal. Elle a un beau physique quand même.
    - Tu serais tombé amoureux d’Agathe si c’était toi qui t’étais marié avec elle ?
    - Euh … je ne pense pas. Elle est bien trop sérieuse pour moi. Chez les Faust, il faut avoir le sens de l’humour ou la joie de vivre, sinon on finit par s’ennuyer et voir ailleurs.
    - Ta mère n’est pas vraiment comme ça. Ton père doit s’ennuyer ferme alors.

    c1py0kyrictm.jpg

    - Attention à ce que tu dis sur maman ! Elle est charmante j’te ferais dire.
    - Ahlala mon ami. Moi, je suis peut-être têtu, mais toi, tu as du mal à couper le cordon avec ta mère.
    - Je ne vois pas ce que tu veux dire par là.
    - Même pas un peu ? Ça ne doit pas être facile tous les jours pour Céleste.
    - Maman est très gentille avec elle, ce qui n’est pas spécialement le cas de mes beaux-parents qui ont du mal avec mon caractère.
    - Je peux comprendre. Tu es passablement énervant à toujours te marrer de tout. Enfin, vous ne vous disputez pas à ce sujet avec ta femme ?
    - Non pourquoi ?
    - Si je faisais la moitié de ce que tu fais avec ma propre mère, Agathe me ferait dormir sur le canapé. Tu es tous les jours chez ta mère. « Oh désolé chérie, j’ai mangé avec maman » « et maman est passée me voir au boulot pour m’apporter un gâteau », ...
    - Bah quoi …
    - Avoue-le. Chez les Faust, vous avez souvent tendance à vous accrocher à un de vos parents.
    - Qui t’a dit ça ?
    - Vladislaus. Il pense même qu’un jour, ce lien fusionnel pourrait poser problème.
    - Il n’y a aucun mal à aimer ses parents. Et j’aime beaucoup mon père également.
    - Oui, mais ce n’est pas pareil Cornélius. Avoue que tu serais plus chagriné par la perte de ta mère.

    8ibr3j241oqy.jpg

    - Certes, mais si mon père venait à mourir, je peux te dire que je n’en mènerais pas large … Car ce serait à moi d’être possédé par le veilleur … ça ne m’enchante pas trop …
    - Pourquoi ? Ton père a l’air de bien le vivre et ta mère aussi d’ailleurs.
    - Peut-être pour eux, mais je sais déjà que Céleste risque de le vivre très mal …
    - Tu crois ?
    - Je le sais déjà … Je ne te l’ai jamais raconté mais … Un jour, elle est allée chez mes parents alors que j’étais au travail. Pile au moment où le veilleur avait décidé de posséder mon père. Elle a vu l’état où se trouvait mon père durant la fusion. Ma mère est venue me chercher au travail. Céleste s’était enfermée dans une chambre de leur maison et elle refusait d’en sortir. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé exactement ... si Méphistophélès lui a parlé ou pas, mais elle était terrifiée. Elle n'a jamais rien voulu me dire.
    - Ah … Je ne savais pas.
    - Enfin, je peux dire merci à ce cher Méphistophélès, parce que ce jour-là, j’ai pris Céleste dans mes bras et on s’est embrassé pour la première fois. Elle était tellement fragile. Posée ainsi dans mes bras contre moi, j’avais l’impression que je pourrais la protéger de tout. Ce jour-là, je me suis rendu compte que j’étais tombé amoureux d’elle.
    - C’est beau. Et puis, Meinhard est arrivé.
    - Oui, assez vite d’ailleurs. Tu sais, c’était impossible pour moi de toucher Céleste si elle ne le voulait pas. Jamais je ne l’aurais forcée ou fait du mal.
    - Je n’ai jamais forcé Agathe tu sais.
    - Je sais, ne t’inquiète pas. Mais vous les Beaumont, vous arrivez à vous astreindre au poids des traditions, ce qui n’est pas le cas des Faust. Si on pouvait se débarrasser de cette malédiction une bonne fois pour toute… ça m’angoisse tellement de savoir que Méni va devoir vivre ça probablement un jour.
    - Sauf s’il meurt avant toi.
    - Ne parle pas de malheur Lulu. Aucun parent ne devrait voir mourir son enfant.

    atqecv2zd4r1.jpg

    - Un jour, je sais que tout se terminera.
    - Tu l’as vu ?
    - Non, mais au fond de moi, je le sais. Il suffit qu’il n’y ait que des filles au lieu d’un garçon ou même … là, ça me chagrinerait que le nom des Faust s’arrête comme ça, mais qu’un héritier soit stérile.
    - Vladislaus essaie de trouver un moyen avec Jahia. Elle est tellement douée avec la théorie et les rituels. Elle trouvera peut-être une solution.
    - J’en doute, mais c’est déjà gentil à eux d’essayer. J’aimerais tellement que mon père en soit libéré et qu’il puisse vivre ses dernières années parmi nous tranquille.
    - Ton père est encore là avec nous pour un moment je crois. Il est plutôt tenace.
    - Oh ça oui. Mais moi … Je sais que je ne tiendrai pas le coup Lulu. Le jour où ça m’arrivera … Je pense que ça finira par me tuer. Si je tiens 10 ans comme ça, ça tiendra du miracle.
    - Je n’aimerais pas être à votre place.
    - Jamais, crois-moi. Je ne souhaite ça à personne, même à mon pire ennemi ou à la plus vile des personnes.

    dohg49gf1duu.jpg

    - Tu ne joues plus Méni ?
    - Fatigué maman.
    - Mon petit cœur. Repose-toi un peu. Tu vois Jacques ? C’était drôle de jouer avec Méni, non ?

    d1bm3curcka9.jpg

    - Certainement pas.
    - Bon … Ce n’est pas gagné pour les rapprocher tous les deux.
    - Jacques … Tête de mule, comme son père.
    - Je ne suis pas père !
    - Vous me redirez ça à la maison. On va tout doucement y aller. Il se fait tard.

    plcchrat1i7x.jpg

    - Oh une voiturrrrre !
    - Tu es obligé d’accentuer les R comme ça ?
    - Jacques. Le petit parle allemand en plus de l'anglais. Vous l’avez oublié ?
    - Non, je ne risque pas. « Jacques, regardez comme ce petit parle bien allemand déjà. Prenez exemple pour parler français comme il se doit ». Il faut toujours que tu me fasses de l’ombre. Je te déteste !

    aorntcu0r1ce.jpg
    g38dzifo75cc.jpg

    - Pourquoi Jacques pas gentil ?
    - Eh oui, je ne suis pas gentil.
    - Meinhard aime Jacques pourtant.
    - Moi pas !
    - On va faire la paix et jouer à la voiturrrrre. On va partager.
    - Certainement pas ! Garde cette vilaine voiture pour toi, tu me feras plaisir …
    - Hou, petite voiturrrrre, regarde comme il est vilain.

    i10a743ju1f3.jpg

    - La journée m’a semblé si courte. Dire que je reprends au cabinet médical demain …
    - Tu devrais penser à te reposer un peu.
    - Non, les gens ont besoin de moi. Il manque déjà tellement de médecin en ville. Et puis, ça m’évite d’être à la maison et de croiser Lucien.
    - Dis-moi, ça te dirait de venir manger un bout à la maison ? Les hommes pourraient continuer à jouer les frères siamois, pendant que nous, on discutera entre filles. Et … (chuchote) surtout d’un moyen pour réconcilier Jacques avec Méni.
    - Pour ça, il faudrait que son père arrête de jouer les comparaisons pour piquer sa fierté. Mon fils est trop jeune pour comprendre que ton fils n’y est pour rien. Il passe sa rancœur sur lui.
    - Je sais …
    - Oh et puis, tu as raison. Je dis oui pour le dîner. Ça me fera du bien de penser à autre chose. Jacques, allez chercher votre père. Nous sommes invités chez tonton Cornélius et Tata Céleste pour manger.

    xqomo8hrz7d3.jpg

    - Tu vas venir jouer à la maison. Meinhard est content.
    - Moi pas. Ecoute-moi bien. Toi et moi, on ne sera jamais amis, compris ?
    - Pourquoi ?
    - Parce que je ne t’aime pas. Jamais, tu entends ? J’ai un conseil à te donner pour l’avenir. Chacun fait sa vie. Je t’évite et tu m’évites.
    - J’ai pas comprrrrris.
    - Ne t’inquiète pas. Chaque jour, semaine, mois et année qui passent, je me ferai un devoir de te le rappeler. Jusqu’au jour où tu auras bien imprimé que je ne pourrai jamais te voir.

     

     


    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :